Poésie et peinture

 

La poésie

hommage à monJean bien-aimé

 

On ne voit  bien qu'avec le coeur,

L'essentiel est invisible pour les  yeux

Le petit prince s'en fut revoir les roses:

Vous n'êtes pas du  tout semblable à ma rose, vous n'êtes rien encore leur dit-il.

Personne ne vous a apprivoisé, et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme   mon renard, semblable à cent mille autres.Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant  unique au monde.

Et les roses étaient bien génées

Vous êtes belles , mais vous êtes vides,leur dit il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sur ma rose à moi , un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble.Mais à elle  toute seule, elle est   bien plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée, puis que c'est elle que j'ai mise sous globe, puisque c'est elle, que j'ai abritée par le paravent,puisque c'est  elle dont j'ai tué les  chenilles,( sauf deux ou trois pour les papillons), puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre ou se vanter, ou même quelquefois se taire.

Puisque c'est ma rose.

Et il revint vers le renard

-Adieu dit il

-Adieu dit le renard voici mon secret.

Il est très simple:On ne voit  bien qu'avec le coeur.L'essentiel est invisible  avec les yeux.

L'essentiel est invisible pour les  yeux,répéta le Petit Prince afin  de se souvenir

C'est le temps que tu as perdu pour ta rose, qui fait ta rose si importante.

C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le Petit Prince afin de se souvenir.

Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier.Tu deviens responsable pour toujours de ce  que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose.

-Je suis responsable de ma rose dit le Petit Prince pour  se souvenir.

 

Le Petit Prince

de Saint-Exupéry

Mon beau village

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Mon village au clair de lune

 

Un chant d'étoiles pour clocher,

Quatre maisons l'un après l'une

Jouant dans l'ombre à chat perché

C'est mon village au clair de lune

 

Au dessus d'elles tout poudreux,

Le vieux moulin de la commune

Plein de murmures d'amoureux

C'est mon village au clair de lune

 

C'est là qu'un soir bien doucement

Derrière un mur fleurant le grain,

J'ai connu mon premier serment

Et trouvé mon premier chagrin.

 

Aussi de tous mes souvenirs

Fait de bonheurs ou d'infortunes

Le plus fidel à revenir,

C'est mon village au clair de lune

                                                                                          André Bourvil

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Mélusine

Les bras nus cerclés d'or, et froissant le brocart

De sa robe argentée aux taillis d'aubépines,

Mélusine apparaît entre les herbes fines ,

Les cheveus révoltés, saignante et l'oeil hagard.


La splendeur de sa gorge éblouit le regard

Et l'email de ses dents a des clartés divines.

Mais Mélusine est folle, et fait  dans les ravines

Paître au pied des sapins, la biche et le brocard.


Depuis son temps, qu'elle erre  au pied des arbres fées,

Elle est fée elle-même; un charme étrange et doux

La fait suivre à minuit des renards et des loups.


Ses yeux au ciel nocturne, enchantent les Hiboux,

Et près d'elle, érigeant ses fleurs en clairs trophées,

Jaillit un glaïeul rose à feuillages de houx.

 

Jean Lorrain

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Le temps a laissé son manteau

 

Le temps a laissé son manteau

De vent de froidure et de pluie

Et s'est vêtu de broderies,

De soleil luisant, clair et beau


Il n'y a bête ni oiseau

Quand son jargon ne chante ou crie:

Le temps  a laissé son manteau !


Rivière, fontaine et ruisseau

Portent,en livrée jolie,

Gouttes d'argent,d'orfévrerie,

Chacun s'habille de nouveau:

Le temps a lassé son manteau 

                                                                       Charles d'Orléans

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A l'affût des choses inanimées...

 

Le chevalier heureux de la rosée de nuit

A la recherche,patient du temps qui s'enfuit

Solitaire et serein,traverse les chemins

Sur mon coeur, mon ami, il a posé la main


Il capture chaque instant la lumière du jour,

Où la vie n'aura d'autre retour;

Qu'un printemps, chaque fois où l'hiver se meure

Découvrant les secrets, restes de labeur


Et des pierres presque fleurs, et fleurs presque pierres

Ajustant à son coeur, battements de la terre,

Il s'imprègne de l'âme des choses inanimées;

Les témoins silencieux d'un passé oublié.


Le doux soleil filtrant,éclaire le sous bois,

L'araignée tisse sa toile de diamants pour les rois

Le vent dans les feuillages murmure la vie,

Printemps joyeux éveille la belle endormie.


Ce n'est plus simplement une image qu'il m'envoie,

C'est une poésie

Au regard frémissant, je reçois

Le bleu sourire de mon ami.

                                                                                           Lilas


"L'homme n'a point de port, le temps n'a pas de rive...."

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Simplement t'expliquer

Il n'était pas prévu, de vouloir te changer,

Je voulais simplement,venir t'en parler;

Il est si doux parfois de pouvoir se confier

Que les sentiments peuvent aussi étouffer.


De silence obligé,de secrets bien gardés

D'un printemps qui s'éveille

Des amours interdits,de censures rédigés

Mon coeur lourd,sans vie,abîmé sans sommeil.


Je suis ce matin heureux, du soleil de mai,

Je suis cette fée, qui ne  veut que rêver

Je suis ton amie à des années lumières,

Je suis Roitelet,ton Lilas et ta terre.


S'il n'était pas assoupi,dans cette île marquisienne,

Il reviendrait surement,et sans doute et sans peine

Te redonner la vie et te printaniser

Casser tes barrières et te débarbeliser...


Et si le secret, tu préfères garder,

Je respecte tu le sais; je ne sais que  t'aimer

Mais de grace mon ami,laisser  toi libérer


on a beau dire, on a beau faire...

ça fait du bien d'être amoureux  (Brel J)

                                                                                  Lilas

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Au coeur de la lumière

Printemps,Je serais

Je serais ce cerisier en fleurs,un matin de mai;

sous la caresse du soleil,

mes fines branches s'étireraient altières de leurs parures.

Leurs pétales finement dressés,mes petites fleurs rappelleraient,

par leur blancheur candide,

que les merveilles de l'univers sont loin d'être taries

Eté, je serais

Un champ de blé, un jour d'été,

m'abandonnant au bleu pur de la voute céleste;

Je boirais l'exquise chaleur du soleil,et me laisserais dorer par ses hardis rayons.

Généreusement gorgés de grains de  blé,mes épis ondoieraient sous le doux souffle de la brise

car qui sème l'amour et l'espoir,

récolte le bonheur et la félicité.

Automne, je serais

Un hêtre mordoré, un soir d'automne,

le zéphyr s'amuserait à se faufiler entre les feuilles cuivrées;

produisant par ce doux frôlement une agréable musique.

Ainsi tout passant attiré,par cette fine mélodie,

tourné vers le ciel , sentirait le doux rayon du soleil filtré

lui réchauffer le coeur.

Hiver, je serais

Un sapin élancé,une nuit glacée,

 emmitoufflé dans mon manteau épais, de neige immaculée

Pointant vers le ciel, ma sève point gélée ,

mes branches ornées de verdure,

Et cette tenacité face aux rigueurs hivernales,

cette résistance au froid,

cette poussée vers le haut me rappelant que toujours le sommet ,

je dois rechercher.


 

                                                                                mais je ne suis qu'un petit lilas bientôt fané.....loin loin loin de son bien aimé

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Ouvre mes yeux

 

Je te vois même les yeux fermés

Sur le quai d'une gare,

Où le train t'emporte;

D'un voyage sans fin,

D'un printemps assassin.


Je te vois même les yeux fermés

Dans le ciel étoilé,

Au regard lointain.

Plus loin que la vie,

Au delà des nuées.


Je te vois même les yeux fermés

Frolant les blés dorés,

Qu'un prince imagine,

Crépuscule flamboyant,

Des feux de la Saint Jean.

                                                                                           Lilas

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Je t'aime Maman


Il y a une fleur dans le jardin de mon coeur

Distincte de toutes les autres,la plus belle, ma préférée

Une fleur que j'aimais,que j'aime,et que j'aimerai à jamais.


Il existe une étoile dans mon ciel,

Plus brillante,que toutes les étoiles du firmament,

Une étoile qui me guide,et éclaire mes nuits.


Mais aussi un soleil qui illumine ma vie,

Le premier que j'ai reconnu, il y a 19 ans,

Lorsque j'ai poussé mon premier cri.


Cette fleur,cette étoile,

Ce soleil c'est toi,

Cette personne  c'est toi maman,

Toi la meilleur des mamans.


Et c'est avec un coeur rempli de joie que je te souhaite

Un large sourire en prime,

Bien qu'il ne soit pas particulièrement Joli,

Une Bonne  Fête des mères

                                                             Je t'aime                            ta Viet  ( poème de Nicole)

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Bienvenue a l'artiste


dessin crayonné par Nathalie Beauchamp

 

 

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Pensée pour mes anges

Mes anges avez-vous pensé à moi

Juste avant  votre départ?

Avez-vous compris la violence

Qui serait désormais mienne?

Aviez-vous le droit

De me briser le  coeur?

De remplir mes yeux de larmes?

Mon coeur de douleur

Mon âme de vide?

En moi, vous vous êtes nichés,

De moi, vous avez disposé,

Je vous ai donné sans compter

Protégé et surprotégé.

  D'amour et de beauté, vous étiez faits.

Vous êtes partis loin de moi,

M'imposant votre choix,

Sans me dire  pourquoi

et je suis là,

Pourquoi !

Bien plus loin que ne peut voir les yeux

dans la plus douce des lumières,

la où seule une maman peut sentir  le cœur des anges,

dans ce monde plein d'amour,

Lucas a accueilli Joshua er Inaya.

je vous aime tant et tant, votre maman 

                                                                                                      Silvie

 

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                                            Buvard                      (e n construction)

Connaissez-vous ce beau village

En bordure des hauts pays

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Nuages

Au-dessus des nuages,

On ne voit plus notre âge

Et derrière les nuages,

On ne se sent plus en cage.

 

Sombre ciel,le soir tombe

Gloire à Dieu, retient l'onde

Doucement j'entrevois,

Une lumière pour Roi

 

Le temps n'a plus d'emprise

La vie est une surprise

Le présent, c'est cadeau

On vole sur les eaux.

 

Je suis toujours une fée,

J'aime la vie, les secrets

Je suis toujours enfant,

J'ai  à peine dix ans....

 

Et toi,cette chance

Ami de mon enfance,

Doux rêveur et conteur,

Tu innondes mon cœur.

                                                                                                                                   Lilas mauve ou Lilas blanc la vie est un jeu d'enfants

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O Capitaine ! mon capitaine

O Capitaine ! Mon Capitaine ! Finie notre effrayante traversée !

Le navire a tous écueils franchi, le trophée que nous cherchions est conquis

Le port est proche, j'entends les cloches, la foule qui exulte,

En suivant la stable carène des yeux, le vaisseau brave et farouche.

Mais ô cœur ! cœur ! cœur !

O les gouttes rouges qui saignent

Sur le pont où gît mon Capitaine,

Étendu, froid et sans vie.

O Capitaine ! Mon Capitaine ! Dresse-toi, entends les cloches.

Dresse-toi - pour toi le drapeau est hissé - pour toi le clairon vibre,

Pour toi bouquets et couronnes enrubannées - pour toi les rives noires de monde,

Vers toi qu'elle réclame, la masse mouvante tourne ses faces ardentes.

Tiens, Capitaine ! Père chéri !

Ce bras passé sous ta tête,

C'est un rêve que sur le pont

Tu es étendu, froid et sans vie

Mon Capitaine ne répond pas, ses lèvres sont livides et immobiles;

Mon père ne sent pas mon bras, il n'a plus pouls ni volonté.

Le navire est ancré sain et sauf, son périple clos et conclu.

De l'effrayante traversée le navire rentre victorieux avec son trophée.

O rives, exultez, et sonnez, ô cloches !

Mais moi d'un pas accablé,

j'arpente le pont où gît mon capitaine,

Étendu, froid et sans vie.

                                                                 W Withman


   

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L'instant heureux

Heureux le moment où nous serons assis dans le palais,Toi et moi,

Avec deux formes et deux visages, mais une seule ame,Toi et moi.

Les couleurs du bosquet et les voix des oiseauxconfèreront l'immortalité

Au moment où nous entrerons dans le jardin,Toi et moi.

Les étoiles du ciel viendront nous regarder;

Nous leur montrerons la lune elle-memeToi et moi.

 

Toi et moi,

Libérés de nous-memes, serons unis dans l'extase,

Joyeux et sans vaines paroles,Toi et moi.

Les oiseaux du ciel au brillant plumage

Auront le coeur dévore d'envie.

Dans ce lieu où nous firons si gaiement,Toi et moi.

Mais la grande merveille

C'est que toi et moi, blottis dans le même nid,

Nous nous trouvions en cet instant

L'un en Iraq, et l'autre en Khorastant

Toi et moi

                                                    Rumi

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Quand je vois ton visage,les pierres tournent et volent.

Tu m’apparais et la pensée cessant,je perds ma place.

 L’eau coule en perles le feu crépite sans nuire.

En ta présence s’en va l’envie de ce que je pense désirer,

 

Trois lampes pantelantes qui luisent…Au coeur de ta face

Les manuscrits anciens,paraissent miroirs rouillés.

Tu respires etde formes nouvelles jaillissent et

L’air du refrain d’un entrain aussi enclin que le printemps

Se meut comme un immense wagon.

 

Roule doucement.de nous,

Certains avancent en trébuchant,ce jour comme tous les autres,

Nous émergeons vides et apeurés,trêve de lectures et d’études,

Joues de la cymbale,que la beauté volupté

Soit de nos actes habitée.

 

Il est mille et une manières folles de rendre grâce et baiser le sol.

Au delà des schémas manichéens,existe un terrain,

 je t’y rencontrerai,quand l’âme s’étend sur l’herbe,

Le monde devient trop plein pour être plaint.

 

L’idée, la langue, le chacun,plus rien n’a de sens.

 Le vent de l’aube a des secrets à te partager,

Ne retourne pas t’allonger,tu dois t’enquérir de ce qui t’importe,

Ne retourne pas t’allonger.

 

Des gens vont et viennentà travers la porte d’où

Les deux mondes se tiennent,la porte est ronde et large,

Ne retourne pas t’allonger.

 

Je veux t’embrasser,le prix du baiser est ta vie.

Mon aimer court vers mon vivre en criant.

Comme tu marchandes, baises moi!

 

Lumière divine,pleine de particules dansantes

Et toi grand rond grondant,nos âmes dansent avec toi,

Sans pieds, elles dansent,les vois -tu quand je te murmure à l’oreille?

Ils spéculent sur ta nature,spirituelle ou sensuelle?

 

Ils spéculent sur Salomon et son harem

Dans le corps du monde dit- on,

Une âme habite

Et c’est toi.

 

Certaines voies dans chacun ,ne peuvent être ouïes par aucun.

Viens à la prairie au printemps,on y trouve paix et vin,

Nymphes cachées dans les orchidées,si tu ne viens pas,

Rien de tout,n’a d’importance.

 Si tu ne viens pas,rien de tout ça n’importe

                                                             Rumi

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Une bulle sur l'eau vive,

Voilà ta vie qui passe ! 

Elle brille un instant, puis s'efface

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Date de dernière mise à jour : 19/10/2013

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