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le blazon d’Erny-st-Julien

 

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un peu d’histoire...

Quelques mots sur l’histoire d’Erny st julien

Herny 1163; Herni1180; Erni1187; Eregny ou Ergy 1248; Ergny dessous de Bommy en 1353; Arny en Artois 1469; Erny st Julien sur actes en 1652- 1655.

Ernus, Hernus, Arnus... peut être le nom d’un homme.Le vocable St Julien a été ajouté  au nom antérieur d’Erny probablement avec l’arrivée des maladies infectieuses: peste, lèpre, propagées avec les croisades de  1096 à 1291 .Saint Julien de Brioude, officier romain martyrisé en 304 serait apparu et aurait fait jaillir  une  source  à ses pieds pour apaiser les souffrances  d’un homme  au corps couvert de  plaies:( d’après l’abbé Deroux. )

Par ailleurs, une léproserie, ou maladrerie fut instituée à St pol vers 1220 par  GuyII de Châtillon et peut de temps après à Eregny.

Le village fut une des châtellenie de ce conté aux XIIième siècle , probablement d’Hugues IV Candavaine, récompensé par Philippe Auguste qui donna  une première charte à St Pol et organisa son domaine avant 1200.

Notre  territoire était certainement reconnu  zone d’élevage pour l’essentiel avant l’arrivée des Morins vers - 250 avant JC,et se développa modestement dans la proximité de Thérouanne, se trouvant  sur la voie reliant cette dernière à St Pol et à Amiens.

Des vestiges de cette époque, des éléments d’architecture et un sarcophage romain ou gallo-romain ont été découverts fin XIX ième siècle.

Les premiers auraient appartenus suivant toutes  vraisemblances à un édifice gallo-romain ayant dû servir par la suite au premier lieu de culte pour l’évangélisation.Ces pièces mises au jour portaient des traces d’incendie, allumé lors des invasions du Vième siècle.plus probablement lors des nombreuses incursions normandes.

L’ancienne église détruite en 1871 et préalablement très saccagée à la révolution,semblait remonter au XIIième siècle et avait subi en des temps différents agrandissements et modifications juqu’aux XVI et XVIIième siècles.On relève, la concernant, que l’évêque de Thérouanne certifie en 1278, les donnations faites à l’église par le chevalier Hugues seigneur d’Eregny avant son départ en terre  sainte.

Le château des comtes de St Pol a été  redessiné par A Duwez, grace aux sources Croÿ et C .Normand ainsi que de documentations spécialisées.Un point fortifié de  bois ou de  terre exista peut être à la fin de l’époque carolingienne pour la protection des quelques habitants lors des nombreuses irruptions ennemies  sur le chef lieu des Morins.En tout cas, avec la personnalité des comtes, d’abord vassaux de Flandres mais très souvent aussi près du roi de  France, par exemple, Guy ou Gauthier de Châtillon avec Philippe  Le Bel, LouisX( le Hutin) et précédemment Hugues III  le cruel, condamné d’ailleurs par l’évêque des morins pour n’en citer que  deux, l’autorité de ce  comté secondaire était certaine,et avait une position charnière au Nord  de notre pays.Ce modeste point fortifié a l’oeil sur une route d’invasion possible, avec  ensuite le voisinage de la régale de Thérouanne. Construit en dur vers la fin du XIIième début XIII ième siècle, il avait comme en témoigne le carreau retrouvé, reçu un minimum d’habitabilité.

Déjà représenté découronné au debut du XVII ième siècle, il a été détruit  à l’été 1638,les vestiges de  ces constructions ainsi que Ricamé à l’Est disparurent dans les années troubles de la  fin XVIIIième siècle, la ferme de  la Cornuze à l’ouest  est en l’état de ruine actuellement  .On cite Jean De Lens seigneur d’Erny en 1260.

Pour les déplacements, deux routes ou voies principales, celles déjà citées d’Amiens,St Pol,Thérouanne l’autre vers Fauquembergues, Fruges,Hesdin par Bomy et Aire sur la lys par Enguinegatte, Marthes; pour Enquin, Delettes ou Coyecques de  larges  sentiers à peine carrossables.

Lors de le bataille des Eperons du 16 aout 1513, et compte tenu de la topographie, la route la plus directe pour retraiter  vers le  sud etait d’emprunter la voie déjà citée vers Amiens qui traversait la Laquette à gué, près  du château Cappe de Baillon; d’ailleurs des fers à chevaux ainsi que des fers de lances auraient été retrouvés lors de terrassements destinés à déplacer la rivière.

Les XIX ièmes et XX ièmes siècles voient la construction de l’église actuelle, des  écoles, de l’ancienne mairie, du presbytère, du château cité  ci-dessus, de chapelles, des ouvertures et améliorations du réseau routier; mais un projet pour le développement de l’ancien  voie Thérouanne  amiens a échoué.

Aprés cette  brève présentation, on peut ajouter que la localité a eu pour l’essentiel l’artisanat et le commerce en complémentarité à une vocation d’élevage et de  culture; toutefois, au temps de la révolution, on note des activités de tissages familiaux que l’on retrouvait aussi  à d’autres endroits; il y eu aussi  une  brasserie et plus tard une briqueterie et une scierie.

(André Duwez)

Croÿ

Ce document fait parti d’un ensemble éxécuté entre 1605 et 1611 par le peintre valenciennois Adrien de Montigny qui se déplaçait à la belle  saison en prenant notes et croquis reproduisant ensuite avec des aides les mises au net de  ses relevés

vue d’Erny St-Julien relevée Nord Nord-ouest,  pour ce qui concerne la fontaine St Julien, l’église,et le chemin de thérouanne à St Pol; relevée vers le Sud Sud Est pour ce qui concerne le château des comtes de St Pol.

la représentation du village n’est que décors.

 

ci-dessus le dessin de la maison deBenoit Labre

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Tout va bien jusqu'à Thérouanne, les provisions sont conduites au pied des remparts. Les Anglais, d'abord surpris, décident de partir à toute vitesse vers Enguinegatte pour couper la route aux Français. Henri VIII fait venir son armée le long de la Lys jusqu'à Nielles et Delettes puis poste derrière une colline près du plateau de Guinegatte 10 000 archers Anglais, 6 000 lansquenets et 10 pièces d'artillerie. Ensuite, à la tête de sa cavalerie, il part attaquer les Français. Pendant ce temps, une bonne partie de l'armée Française fête déjà la réussite du ravitaillement. Les cavaliers quittent tranquillement la vallée de la Lys et se dirige vers Guinegatte ne s'attendant ni à être poursuivis ni à combattre. Beaucoup d'entre eux ont mis pied à terre et détaché une partie de leur armure car il fait une chaleur étouffante. Ils s'étendent sur l'herbe, ils rient, ils boivent du vin. Tout à coup, le cri « AUX ARMES » retenti. On signale avec effarement que l'infanterie Anglaise et Allemande a contourné le plateau sans être vue pour couper la retraite aux Français tandis que la cavalerie ennemie s'élance dans leur direction. L'artillerie, qui commence à cracher ses boulets, accroît encore le désarroi. Les Français tentent de remettre armure et casque et de se placer en ordre de bataille.

Bourguignons, Anglais et Allemands, bannières déployées, les accrochent violemment alors qu'ils tentent désespérément de résister. La cavalerie ennemie s'ébranle, les archers s'alignent le long d'une haie à la lisière du village. Le champ de bataille noyé dans la poussière résonne de cris et de hurlements. Bientôt la débandade est totale dans le camp Français, pris de panique, les fantassins et les cavaliers se sauvent. Les chevaliers Français qui ont davantage joué de l'éperon pour fuir que de l'épée ont donné le nom de cette nouvelle défaite Française à Guinegatte : « LA BATAILLE DES EPERONS ».

Une quinzaine de cavaliers se rassemblent aux côtés de Bayard, et parviennent par un chemin appelé « coupe-gorge », jusqu'à un pont sur la Laquette, vraisemblablement à Erny Saint Julien . Il envoie alors un messager prévenir les chefs de l'armée qu'il tiendra le pont et que s'ils reviennent en bataille, ils pourront triompher de l'ennemi. Bayard, et ses hommes résistent un moment, mais 200 soldats arrivent à les contourner et à les encercler. Voyant qu'il est cerné, Bayard se rend compte que sa troupe va se faire hacher en pièces inutilement et qu'il vaut mieux se rendre. Pour la première fois de sa vie, il est prisonnier. Selon les lois de la guerre, chacun s'est livré à un cavalier ennemi, Anglais ou Impérial, mais Bayard, pour une fois, biaise légèrement avec les principes chevaleresques. Il réussit en effet à foncer, l'épée au poing, sur un cavalier ennemi qui, épuisé de fatigue et de chaleur, se reposait sous un arbre, son casque ôté. Le malheureux qui se reposait trop tôt doit donc se rendre au vaincu qu'est Bayard, qui l'emmène au camp de l'empereur, où Bayard est donc à la fois prisonnier de l'ennemi et vainqueur de son guide. Les cavaliers font donc route vers le camp de Maximilien à Marthes. Henri VIII arrivant plus tard, demanda à Bayard pourquoi les Français n'étaient pas suffisamment forts en hommes et en artillerie. Les souverains, dès qu'ils ont eu connaissance des conditions de sa capture, décident de le libérer à la condition qu'il demeure six semaines sur sa foi, sans porter d'armes, et que cependant il aille s'ébattre dans les villes de Flandre. Bayard tient parole, il passe en Flandre de ville en ville, dépensant jusqu'à vingt écus pour le vin.

Le 31 décembre 1514, Louis XII meurt. Le 1er janvier 1515, c'est donc François 1er qui succède à son cousin qui n'avait pas d'enfant mâle et dont il avait épousé la fille Claude de France. Avec le nouveau roi de France, la lutte Valois Habsbourg va prendre des proportions considérables. Dès son avènement, il reprit la même politique que ses prédécesseurs, il passa les Alpes et remporta sur les Suisses la victoire de Marignan. Devenu en 1516 à la fois prince des Pays-Bas et roi d'Espagne et des territoires américains, Charles Quint représente pour la France, menacée au Sud, au Nord et à l'Est, quasiment encerclée par les possessions des Habsbourg, un adversaire qui s'avérera très dangereux quand, après la mort de Maximilien, le 12 janvier 1519, il héritera de tous les territoires autrichiens de Habsbourg et, le 28 juin sera élu empereur ; au détriment de François 1er. Charles Quint se trouve désormais à la tête d'un immense empire allant des Pays-Bas à la Péninsule Ibérique. La France est entourée de toutes parts par ce puissant voisin que François 1er va essayer de contrer par de nouvelles alliances. La guerre entre le roi de France et le nouvel empereur apparaît imminente, mais les protagonistes en pressentent à tel point la gravité qu'ils essaient au moins de la retarder. Tous deux en même temps recherchent l'alliance d'Henri VIII d'Angleterre à Blaringhem, entre Ardes et Guînes, pour la fameuse entrevue du Camp du drap d'Or. On fait assaut de séduction et de magnificence. Après quinze jours de plaisirs et de fêtes, ils se séparent sans avoir mis au point le moindre accord. Henri VIII retrouve quelques jours plus tard Charles Quint à Gravelines le 14 juillet 1520, et signe avec lui à Calais un traité d'amitié qui, en 1521, se transforme en une alliance contre la France, et qui amènera destruction et combats de harcèlement sans bataille décisive. Ce traité masque une haine tenace entre les maisons de Habsbourg et de France. Duel dans lequel le roi d'Angleterre, qui possède Calais, se montre très actif, prêt à tirer les marrons du feu. L'Artois, la Picardie, la Flandre et le Hainaut seront le théâtre des affrontements entre les deux monarques. La frontière est proche de notre région depuis que Charles VIII a renoncé au traité de Senlis à l'Artois, à l'exception de quatre villes fortes : Aire-sur-la-Lys, Béthune, Hesdin et Thérouanne, qui deviennent des postes avancés en pays hostile. François 1er au début de son règne décide de reconstruire Thérouanne malgré les plaintes d'Henri VIII. En mars 1521, les hostilités s'engagent entre les Impériaux et les Français. Dans le Nord se livre durant cinq ans une campagne confuse, dévastatrice, d'autant que l'aggrave la peste. Prise d'Hesdin et de Bapaume par les Français (1521), mais prise d'Ardres (1521) et de Doullens (1522) par les Impériaux.


En 1523, la guerre se poursuit entre les Français et les Impériaux. Le duc de Vendôme, Charles de Bourdon envoyé par François 1er, rencontre l'ennemi près d'Audincthun, le repousse jusqu'à Upen et le poursuit sur les hauteurs d'Helfaut où il lui inflige une cuisante défaite. Le 24 février 1525, à Pavie, les armées du roi de France ayant été écrasées par les Impériaux, François 1er est fait prisonnier par Charles Quint. Le 14 janvier 1526, il doit signer à Madrid un traité par lequel il cède à l'empereur de Bourgogne et la suzeraineté de l'Artois et de la Flandre, comtés qui, tout en étant possessions de Habsbourg, étaient restés dans la mouvance Française. En effet, ce traité restera inexécuté, d'autant que Charles Quint a de graves problèmes en Italie où François 1er lui crée des ennemis. Et puis, voyant qu'Henri VIII desserre son alliance, Charles Quint signe le 3 août 1529, à Cambrai , la paix dite des Dames, parce qu'elle est signée par Louise de Savoir, mère de François 1er, et par Marguerite d'Autriche, tante de Charles Quint. La France renonce à l'Italie, garde la Bourgogne, ainsi que Péronne, Montdidier, les villes de la Somme, les comtés de Boulogne, de Guînes et du Ponthieu, mais le traité de Madrid est confirmé quant à la perte de la suzeraineté française sur la Flandre et l'Artois. Ces clauses, François 1er n'est pas homme à les entériner.

Bientôt, le nord devient une fois de plus, encore le théâtre d'opérations coûteuses. En mars 1537, François 1er envahit l'Artois, il assiège et prend Hesdin le 10 avril, s'empare ensuite de Saint-Pol, de Lillers, de Saint-Venant. Mais à peine a-t-il quitté les lieux que les Impériaux s'engouffrent sur ses pas : le 15 juin, Saint-Pol, le 23 Montreuil capitulent devant Floris d'Egmont dont les troupes se livrent au carnage. François 1er et ses troupes arrivent bientôt aux portes de Thérouanne. Après un siège meurtrier, la place de la ville est prise. Les armées impériales réagissent et arrivent devant Thérouanne le mercredi 27 juin 1537, commandées par le Comte de Bures, Floris d'Egmont, lieutenant Général de Charles Quint.

Au XVIième siècle

Le chevalier Bayard est passé sur le pont d’Erny -st-Julien

Pierre du terrail dit "Seigneur de Bayard" fait parti de ces personages historiques dont l’existence exemplaire a donné  naissance à une légende qui a traversée les  siècles.

La perpétuation de ses actes d’éclats et de sa grande bravoure, fut assurée par l’un de ses compagnons d’armes, Jacques De Maille, qui a raconté sa vie sous le titre " Très joyeuse, plaisante et récréative histoire du Chevalier Bayard".La personnalité et la vie de Bayard sont toutes entières résumées dans la célèbre formule "Chevalier  sans peur et sans reproche" qui est parvenue jusqu’à nous.

L’image classique attachée à Bayard est celle  du parfait Chevalier, qui sait non seulement combattre avec talent, défendre les opprimés et s’opposer aux pillages des villes vaincues.En ce sens, il est quelque peu l’héritier d’une  conception médiévale de l’honneur.

Lors de la bataille de Guinegatte, à " La journée des éperons", le16 aôut 1513, le chevalier Bayard fut fait  prisonnier à Erny -st-Julien et il passa sur notre pont célèbre aujourd’hui.Thérouanne fut définitivement détruite en 1553.

 

Chevalier Sans peur et sans reproche

ci -dessus une photo prise sur le pont" Bayard" d’Erny-St-Julien, lors d’une inauguration le 20 septembre 1920 (mémorial 14-18)

 

carte de Cassini(merci jean pour le collage)

 

Andrez Duwez a écrit de nombreux ouvrages et  spécialement ce livre sur le passé d’Erny-st-Julien

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Date de dernière mise à jour : 17/10/2013

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